Regard sur le quotidien : Au troisième mardi était le bleu

Bonsoir
Alors là, le bleu, c’est ma couleur… ma couleur de toujours... Mais quant à savoir pourquoi, ça c’est une autre affaire. Pourtant, où que je tourne les yeux autour de moi, je vois moultes choses bleues. En voici un petit inventaire...


Ca aurait pu être une histoire de sang bleu qui aurait coulé dans mes veines, oui, mais alors, au vu des mes tentatives infructueuses pour construire un arbre généalogique à croissance normale et ne réussir qu’à aboutir à un arbre aux branches bien vite tronquées, ce serait de très loin, du genre très dilué.
Ca aurait pu être également un don de cordon bleu, juste pour le goût des plats, sucrés, je préfère, mais quel don ? Il suffit de suivre les recettes et au bout du compte, les plus simples sont aussi souvent les meilleures. Remarquez qu’une petite recette avec un bleu de Bresse, ou un bleu d’Auvergne, ce doit être sympathique, non ? Ou encore le bleu d’une tarte aux myrtilles, garantie 100% langue bleue ?
Ca aurait pu être le bleu de l’horizon, bleu pastel, mais l’horizon est un peu gris en cette saison. Il doit s’agir des sempiternelles giboulées de mars qui ont tendance à perdurer de novembre à juin… « La faute à ceusses qui envoient des fusées dans l’espace, ça, ma bonne dame, ce n’est pas normal d’aller se promener dans l’espace… ça doit percer la couche d’ozone… ça va nous faire tomber le ciel sur la tête… »
Ca aurait pu être le bleu lavande ou le bleu du ciel de Provence. Ca aurait pu être le bleu de l’océan, tout au bord d’une falaise. Ca aurait pu être une maison bleue adossée à la colline, Ca aurait pu être des montagnes bleues dans l’horizon azuréen. Mais incontestablement, à 23 km au sud de Paris, il n’y a pas de tels paysages.
Ca aurait pu être un rêve bleu, un conte bleu, merveilleux. Un rêve longtemps cultivé, encouragé par toutes les lectures d'aventuresques épopées dans des châteaux en Espagne magnifiquement décorés, de belles princesses et de charmants princes... Mais tout le monde sait que les contes n’existent que dans les histoires pour les petites filles ou les petits garçons… Et j’ai passé l’âge de croire aux contes… :)

Une chose est sûre…
C’était le bleu de mes yeux, un peu fleur bleue, jouant aux reflets avec le bleu du ciel. Et dans les histoires, les yeux bleus sont toujours jolis, même si dans la vie il n’en est pas de même... J’ai dit que je n’avais plus l’âge de croire aux histoires, pas que je ne l’avais jamais eu :)
C’était le beau Danube bleu, valse d’un jour heureux.
C’étaient toutes les petites bulles bleues d’un rêve bleu fantaisie ou bleu d’orient, pétillant de mille feux magiques.
C’était sur une planète bleue, un monde tout bleu, un monde à part, un monde rêvé, un monde imaginé, pensé, longtemps, petit à petit.
C’était un jour de colère bleue, suffocante, c’était un bleu saphir, profond.
C’était un tout petit oiseau bleu, si petit dans l’azur des cieux.
C’était le bleu de l’âme, la vague bleue des eaux qui s'écoulent.
C’était le bleu des réponses dures, le bleu des blessures.
C’étaient les matins bleus avec les bleus au cœur.
C’était une peur bleue.
C’était le bleu du froid, trop souvent, transperçant.
C’était le bleu de la nuit, triste bleu, le bleu de l’oubli, bleu remué, bleu agité.

Mais c’est aussi le bleu qui entoure, il parait que le bleu est une couleur qui calme, qui apaise au profond de soi. C’est l’idée générale qui avait présidé à ma décision de tapisser mon bureau en bleu. Donc j’aurais pu mettre une photo de mon bureau mais entre les bibliothèques de livres de travail, les bibliothèques de livres de loisirs créatifs et les bibliothèques de romans et autres chosàlires… on ne voit plus beaucoup la couleur du bureau… Il me reste donc la … cuisine… oui oui oui, démontée et remontée en fin d’année dernière, enfin d’année dernière entière, et passée d’une superposition de meubles et fonctionnalités disparates d’une horrible mocheté de couleur marronâtre à un superbe composition de couleur bleue. Et si j’en crois le « petit livre du zen dans l’art culinaire », ça peut être utile d’avoir une couleur qui apaise dans la cuisine , non ? :)


Mais les flots des lendemains ne sont pas toujours bleus... Les cieux des lendemains ne sont pas toujours cieux, les rêves des lendemains ne sont pas toujours rêves... Ils sont juste "lendemains". On va dire qu'ils ont le mérite d'exister et que c'est déjà pas mal. :)
Bonne soirée et bons lendemains à vous.
Véronique
PS : message récupéré des décombres de son domicile précédent.

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