Lorsque l'enfant paraît...

Le cercle de famille applaudit à grands cris
Son doux regard qui brille
fait briller tous les yeux...

surtout ceux de la scrappeuse invétérée
qui voit là une belle opportunité
de s'adonner à son loisir tant apprécié...

Trêve de plaisanteries
et de digressions inutiles
qui pourraient agacer...
Si, si, cela arrive, parfois, dans la vie... :( Il parait...



A l'atelier de la ville d'à côté, une jeune demoiselle a annoncé son arrivée alors nous avons décidé d'offrir à sa maman un petit présent amical et scrappé... Comme il fallait bien une unité, nous avons eu un cahier des charges : deux pages 20cm x 20cm. Il fallait également respecter les couleurs "kraft, rose, blanc". J'étais en plein dedans avec la mignonnette... alors j'ai continué...

Alors voici déjà l'ensemble...


La page de gauche devait avoir un emplacement pour la photo. Dans cette collection de papiers, il y avait une guirlande de ce type imprimée, et je trouvais l'idée d'une guirlande sympathique, mais tant qu'à faire, en relief... Je n'apprécie toujours pas les motifs cardiaques, voire encore moins s'il était possible, mais La Puce n'y est pour rien, ni sa maman non plus... et de toute façon, ces pages n'étaient pas pour moi alors je n'avais qu'à fermer les yeux en les collant et puis c'est tout !


C'est peut-être pour cela que les motifs cardiaques semblent collés en vrac ! Ceux-ci sont sur la corde raide d'ailleurs parce que la corde n'a pas une jolie courbe... Les autres sont tombés...


La page de droite avec une zone de texte et une décoration, et en titre "Bienvenue La Puce". Il va de soi que  "La Puce" sera en réalité le nom du bébé et que je l'écrirai plus tard, en bas à droite de la page de droite. (Cet article a été écrit dès que la page fut finie et non pas dès que La Puce la bise fut venue).



Je suis allée chercher au fond du tiroir à bibrouilles des petites choses sur le thème "bébé fille" agrémenter les petits carrés qui étaient tout de même un peu ternes, tout seuls, sans décoration... Dans ce tiroir à bibrouilles d'ailleurs, il commence à être difficile de trouver plusieurs éléments pour un même thème... mais bon, ça déstocke et ça, c'est une excellente idée...

Nous avons été informées de la naissance et du prénom de la mini-demoiselle alors j'ai donc complété la page de droite... Bienvenue à...



Et si vous voulez voir l'album en entier, c'est chez Tova, sur Scrap et Patouillages, que cela se passe... Tout, tout, tout sur cet album vous verrez tout... les pages de tout le monde et même la couverture que Tova a réalisée...

Bonne soirée

Et pour la minute culturelle...

Lorsque l’enfant paraît.…
Victor-Marie Hugo (1802–†1885)
LORSQUE l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille
          Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
          Innocent et joyeux.
Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre
          Les chaises se toucher,
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère
          Tremble à le voir marcher.
Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poëtes, de l’âme
          Qui s’élève en priant;
L’enfant parît, adieu le ciel et la patrie
Et les poëtes saints! la grave causerie
          S’arrête en souriant.
La nuit, quand l’homme dort, quand l’esprit rêve, à l’heure
Où l’on entend gémir, comme une voix qui pleure,
          L’onde entre les roseaux,
Si l’aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
          De cloches et d’oiseaux.
Enfant, vous êtes l’aube et mon âme la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
          Quand vous la respirez;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S’emplissent pour vous seul de suaves murmures
          Et de rayons dorés.
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
          N’ont point mal fait encor;
Jamais vos jeunes pas n’ont touché notre fange,
Tête sacrée! enfant aux cheveux blonds! bel ange
          A l’auréole d’or!
Vous êtes parmi nous la colombe de l’arche.
Vos pieds tendres et purs n’ont point l’âge où l’on marche,
          Vos ailes sont d’azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité! corps où rien n’est immonde,
          Ame où rien n’est impur!
Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
          Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
          Et sa bouche aux baisers!
Seigneur! préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
          Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur, l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
          La maison sans enfants!

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